L'Agence web sales & marketing
SmallBiz - Agence Web

E-Commerce E-Marketing Sites web Portfolio Contact
 

  Actualité

Twitter: des gazouillis futiles, vraiment?

09/2009 - Article
Par Blaise Reymondin - Magazine Bilan No.15 - 9.9.2009

A en croire les médias, Twitter serait un site de bavardage où des adolescents s'échangent des messages du style «il fait chaud, je mange une glace». Pourtant, de plus en plus de gens considèrent ce réseau social comme un incomparable outil de veille et de communication, un sérieux protagoniste d'une révolution médiatique déjà amorcée.

Parmi les sources d'information qui retiennent l'attention, on dénombre des médias généralistes comme le Wall Street Journal et des milliers de sites plus spécialisés comme Advertising Age ou TechCrunch. Mais ce sont surtout des experts dans leur domaine, célèbres ou non, qui s'avèrent être les plus intéressants à suivre. Parmi eux, on peut citer Guy Kawasaki, un influant capital-risqueur de la Silicon Valley, Pete Cashmore, un spécialiste des nouveaux médias au style très glamour, ou même l'auteur Paulo Coelho. Chacun peut compter sur plus de 100 000 «followers», c'est-à-dire des lecteurs réguliers qui sont susceptibles de relayer les meilleurs messages par une action «ReTweet». Un puissant effet boule de neige que certains ont compris très tôt, à l'instar de Dell qui fait du déstockage et propose des coupons de réduction pour des ordinateurs sur sa page @DellOutlet, suivie à ce jour par 1 073 760 abonnés.

Les ados préfèrent Facebook
Contrairement aux idées reçues, ce sont les adultes qui ont en majorité recours à Twitter. Selon un récent rapport de l'institut Nielsen, 84% des utilisateurs ont plus de 25 ans. Le système ne passionne donc pas les plus jeunes et pour cause: son mode d'expression est limité à 140 caractères et il est impossible d'afficher directement une photo ou une vidéo sur un message. Si les adolescents sont friands de réseaux sociaux, ils lui préfèrent Facebook, où l'on se connecte en priorité avec de vraies connaissances. Sur Twitter, c'est tout le contraire: on crée des liens avec d'autres utilisateurs pour ce qu'ils racontent, au-delà de toute considération géographique ou de liens sociaux préexistants.

Tout l'intérêt de Twitter consiste à suivre le flux d'information d'autres membres susceptibles de retenir une attention répétée. Pour tirer le meilleur de cet outil, on n'écoute pas tout: on fait son tri. Une communication efficace n'est d'ailleurs rien d'autre que cela: repérer du signal dans un océan de bruit.

Une étude de Pear Analytics sur un échantillon de 2000 messages capturés au hasard sur le réseau révèle que 40% des tweets diffusés sont des bavardages sans aucune valeur ajoutée. Mais cela constitue-t-il un vraiment un cas à part? Imaginons un instant que nous puissions écouter simultanément toutes les conversations d'un restaurant, de la radio, ou au sein d'une université. Le taux de babillage serait-il vraiment moins élevé? Pas certain... C'est pourquoi il faut peaufiner ses sources d'information sur Twitter, pour n'en conserver que les plus dignes d'intérêt au fil de ses recherches. Et si un auteur jusque-là respectable commence à diffuser des banalités, il est possible de lui clouer le bec définitivement d'un simple clic de souris.

En attendant Google Wave
Ce système d'information fonctionnant sur la pertinence du contenu et intégrant un moteur de recherche en temps réel n'a pas manqué d'attiser la convoitise de Google. Le géant aurait essayé de racheter Twitter après une tentative non aboutie de Facebook, qui avait fait une offre de 500 millions de francs. Mais Twitter semble confiant de pouvoir monétiser lui-même ses services et vient d'annoncer qu'il proposera, cette année encore, une version payante «premium», destinée aux entreprises. Un pari risqué alors que Google promet d'amener ni moins que la prochaine vague de l'Internet avant 2010, appelée Google Wave. Il s'agira d'un outil de conversation en temps réel, qui pourra aussi inclure des documents et sera voué à devenir une véritable plate-forme de travail collaboratif. A suivre!

Follow-me on Twitter: @reymondin